On confond souvent la croyance avec la personnalité. Dire « je suis comme ça » est presque toujours l’expression d’une croyance solidifiée par le temps.
Si cette notion est si mal comprise, c’est parce que nous la traitons comme une information biologique, alors qu’il s’agit d’une construction mentale.
Prendre conscience de ses croyances, c’est accepter que notre réalité n’est qu’une version parmi d’autres.
Une croyance n’est pas une vérité absolue, mais une certitude subjective
C’est la paire de lunettes avec laquelle vous regardez le monde, vos relations et vos capacités. Elle agit comme un filtre qui sélectionne ce que vous acceptez de voir.
A quoi sert ce filtre ?
Le cerveau déteste l’incertitude.
La croyance sert d’économie d’énergie : elle vous permet de décider et d’agir sans avoir à réanalyser chaque situation de zéro.
Elle donne du sens à l’imprévisible et stabilise votre identité.
Croyance, fait, valeur
Le fait :
Vous avez échoué à une présentation.
(Ici, il s’agit d’une donnée objective).
La valeur :
La compétence (c’est à dire le fait d’être compétent) est importante pour vous.
C’est une boussole dans votre vie, cela guide vos actions et vos choix).
La croyance :
« Je ne suis pas fait pour parler en public ».
C’est une interprétation figeante.
Croyances aidantes ou limitantes
Une croyance n’est ni « vraie » ni « fausse ».
Elle est soit aidante, soit limitante.
La question n’est pas de savoir si ce que vous croyez est la réalité, mais si cette croyance vous permet de naviguer efficacement vers vos objectifs ou si elle vous maintient à quai.


